Un espace historique sur le mouvement ouvrier

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socialisme, origines du communisme français, biographies


KAUFFMANN Léonie.

Publié par archivescommunistes sur 6 Novembre 2011, 19:13pm

Catégories : #éléments biographiques

Leonie-NB.jpgNée le 9 avril 1862 à Rouen, décédée à Paris le 25 février 1933.  Célibataire, inscrite au carnet B. Pendant la Première Guerre mondiale, Léonie Kauffmann faisait partie du CRRI (Comité pour la Reprise des Relations Internationales) dans lequel elle ne manquait pas d’intervenir. A partir de 1917, elle n’a pas cessé d’être sous surveillance policière, notamment par ce qu’elle se déplaçait en Alsace-Lorraine et qu’elle s’affichait comme pacifiste. Elle voyageait également en France (Lyon, Marseille, Nice) où elle entrait en contact avec des éléments pacifistes. En avril 1919, elle recevait l’autorisation de se rendre en Allemagne alors que le Ministère de l’Intérieur la qualifiait de « bolcheviste française ». Elle continuera à voyager en Allemagne en 1920 mais aussi en Suisse.

 

En 1918, elle était membre du « Comité d’Action féminine socialiste pour la Paix, contre le Chauvinisme ». Elle participait aussi à la minorité de la Ligue des Droits de l’Homme. Elle était abonné à La Femme socialiste, la libre pensée Internationale et au Populaire. Pour ce dernier, elle avait participé à la souscription pour la constitution de la société anonyme. Elle a écrit dans le Journal du Peuple et vendait l’Avenir International pendant la guerre dans les réunions socialistes.

 

Le 31 août 1919, Léonie Kauffmann assistait à une réunion à Dieppe en vue de créer un comité local de la 3è Internationale. Elle se déplaçait régulièrement en Seine inférieure car elle faisait travailler des ouvrières à Rouen, Dieppe et Le Havre pour son commerce de vente de gros de lingerie fine.

 

En 1920, elle tenait en effet une maison de lingerie fine dans le Xè arrondissement et faisait partie de la section socialiste de cet arrondissement. Elle était aussi membre des « femmes socialistes » et adhérait au syndicat des Voyageurs et représentants de Commerce. Le 15 juin, elle achetait une propriété à Malataverne (Drôme) de 28ha sur lequel il y avait une ferme en mauvais état.

 

Elle fut accusée d’être liée à la police en février 1919 par le dénommé Barquisseau au cours d’une réunion des minoritaires de la Ligue des Droits de l’Homme. Elle répondit qu’un jury d’honneur avait été constitué sur cette question. On ne sait ce qu’il en advint. Cependant, les mêmes accusations reprirent au cours de l’été 1920. D’autres, comme Pioch ou Loriot, étaient également accusés d’être liés à la police. La rumeur venait des milieux opposés au Comité de la IIIè Internationale dont le poids devenait gênant pour certains socialistes, comme Nowina ou  Maurin (de la rédaction du Populaire) dans la région parisienne. Courant août, un tract en défense de Léonie Kauffmann « Contre la calomnie, un document édifiant » est édité à 1000 exemplaires. Il reproduit le procès-verbal d’une commission nommée par la direction de la SFIO et qui, après enquête, l’innocente. René Reynaud, un des responsables du Comité de la IIIè Internationale, est l’initiateur de ce tirage.

 

Ce serait à partir de 1923, qu’elle se serait décidée à habiter définitivement la Drôme et vivre dans sa ferme.

 

En 1924, elle est membre de la direction fédérale de la Drôme du Parti communiste en tant que secrétaire adjointe. Elle avait l’intention de soutenir l’action communiste dans le département en organisant une série de conférences. En 1925, elle militait encore au sein du Parti communiste.


Sources : Centre des Archives Contemporaines, cote 94 0457 article 65 dossier 5587 ; notice du Maitron.

 

François FERRETTE

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