Un espace historique sur le mouvement ouvrier

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socialisme, origines du communisme français, biographies


FERRAND Joseph.

Publié par archivescommunistes sur 3 Janvier 2012, 18:12pm

Catégories : #éléments biographiques

FERRAND Joseph.

Né le 15 mai 1894 à Bousquet d’Or dans l’Hérault. En 1912, il s’engagea dans la Marine et fut ensuite réformé pour cause d’épilepsie. Il ne participa donc pas à la Première Guerre mondiale. Il déménagea à Marseille en 1913 avec sa mère dont il était le seul soutien. Précédemment, il travaillait à la mine à Bousquet d’Or, sa commune d’origine. Son arrivée à Marseille coïncide avec le métier de boulanger qu’il n’exerçait pas auparavant. En 1917, il lisait la revue anarchiste Ce qu’il faut dire et était membre de la 8è section du parti socialiste de Marseille. Il fut à plusieurs reprises, secrétaire du syndicat des ouvriers boulangers. Selon un rapport de police, Ferrand s’est montré pendant la guerre un partisan résolu de la paix, sans annexion ni indemnité et hostile au retour de l’Alsace et la Lorraine à la France. Le 5 février 1918, le Petit provençal publia un article de sa part appelant à rejoindre la jeunesse socialiste dont il était le secrétaire. En décembre 1919, la jeunesse socialiste était assez forte pour organiser un meeting avec 500 personnes pour protester contre l’incorporation de la classe 20. En octobre 1920, Ferrand était secrétaire régional de la XXIIè région.

 

Son engagement syndical était complété par un engagement dans le mouvement coopératif et était secrétaire adjoint de l’Emancipatrice, trésorier de la Libératrice, coopérative de production de pains.

 

Dès août 1918, un appel avait été lancé dans le Populaire pour créer à Marseille un groupe des Amis du Populaire. Celui-ci est constitué dès novembre 1918, Joseph Ferrand en est le secrétaire. Le 4 janvier 1919, une violente déclaration contre le Parlement est reproduite dans le Populaire. Le groupe est visiblement actif puisque dès la fin du mois, il organise une série de causerie éducative avec des intervenants divers, socialistes ou encore un ancien député de l’Hérault, Paul Vigné d’Octon. Après février 1919, le groupe ne fournit plus de communication au journal Le Populaire. En octobre, la jeunesse socialiste annonçait son adhésion à la IIIè Internationale et ne cessera de défendre ce point de vue. En 1920, il s’engagea dans les rangs du Comité de la IIIè Internationale mais ne sembla pas y avoir de responsabilités. En revanche, il fut présent lors de la constitution du comité interne à la SFIO et demanda de ne recruter que des socialistes sûrs.

 

Dans les premiers mois de 1921, il appuya l’existence des CSR (Comités Syndicalistes Révolutionnaires). Il participa au congrès minoritaires organisé par les CSR du Sud-ouest et lutta contre la scission dans la CGT. En décembre, il avait quitté Marseille pour se rendre dans le Cantal à Chanterelle où il devait  sans doute exploiter une boulangerie. Il était alors marié sans enfant.

 
 

Sources : AN F7 19275, rapport de police du 29 décembre 1919 ; CAC, cote 94 0445 ART 94 DOSSIER 8000 ; Le Populaire, 2 août 1918, 30 novembre 1918, 10 décembre 1918, 15 décembre 1918, 4 janvier 1918, 26 janvier 1919, 31 janvier 1919 et 16 février 1919 ; notice du Maitron ; procès-verbaux des CSR des Bouches du Rhône, collection privée d’Alice Mayoux. 

 

François FERRETTE

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