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socialisme, origines du communisme français, biographies


GAILLARD Edmond, Louis, Marius.

Publié par archivescommunistes sur 13 Novembre 2011, 19:10pm

Catégories : #éléments biographiques

GAILLARD Edmond, Louis, Marius.

Né le 14 septembre 1873 à Marseille. Militant socialiste, il ne semble pas avoir été remarqué avant 1920. Chimiste, Edmond Gaillard fréquentait alors le groupe d’études sociales et « Clarté » Sans doute membre de la 8è section SFIO de Marseille, ce nom apparaît en effet dans le compte rendu du congrès d’Arles tenu en juin 1920. Lors d’une réunion de Clarté il tint une causerie sur la franc-maçonnerie où il déclarait que « la Franc-maçonnerie a toujours été à l’avant-garde pour le mieux être de tous les habitants du monde et je ne doute pas que ce sera encore de ses loges que partira la Révolution du XXè siècle, qui apportera la pleine lumière et le bonheur sur le monde. ». La question de la franc-maçonnerie tenait une place particulière dans la SFIO des Bouches-du-Rhône et fut objet de polémique dans les colonnes du Populaire de Marseille. Ce journal n’hésitait pas relayer les informations sur les activités des loges marseillaises et approuva, en septembre 1920, la fête des cinquante ans de la République par la franc-maçonnerie locale. Jean Marestan, anarchiste, s’en plaignit dans le même journal en contestant l’illusion de la République en régime capitaliste. En juillet 1920, la police ne considérait pas que Gaillard ait eu une opinion communiste. Il était, avec José Almira, un des deux animateurs en septembre-octobre 1920 du Comité régional de la IIIè Internationale. Il joua un rôle dans la constitution de comités locaux de la IIIè Internationale mais son rôle s’effaça rapidement. Le 25 octobre 1920, le bureau du comité de la IIIè Internationale, composé d’Almira (secrétaire), Gaillard (trésorier) et Péri (secrétaire adjoint), fut changé, Gaillard et Almira en furent évincés.

 

Il écrivait régulièrement dans Le Populaire de Marseille, organe de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Il y publia notamment quelques poèmes.

 

Sources : Centre des Archives Contemporaines, cote 19940448, article13, dossier 1053 ; Le Populaire de Marseille ; Un homme politique contesté Simon Sabiani, Thèse, Université de Provence, 1978, Jean-André Vaucoret.

 

François FERRETTE

 

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